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peuples, que la curiosité, l’imitation des étrangers enrichirent notre industrie. »

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À ces nobles paroles, que comprennent bien les générations qui ont éprouvé les amertumes de la défaite après l’ivresse des triomphes militaires, Lebrun ajoutait des considérations pratiques. Il faisait ressortir notamment que l’Académie des belles-lettres devenait plus précieuse que jamais au moment où les congrégations qui s’étaient vouées à l’étude de nos antiquités allaient disparaître sans retour.

« Des hommes isolés, disait-il, sans encouragements, sans le secours des communications littéraires, ne rempliraient point cette tâche.

« …Il faut soutenir leurs efforts, il faut leur montrer au bout de cette carrière ingrate et difficile la gloire et les récompenses. Et c’est une gloire, une récompense, la plus touchante de toutes, d’être associé à une compagnie qui a mérité de grands succès et obtenu une grande célébrité. »

Il termine par une considération qui montre bien la résolution, arrêtée par l’Assemblée constituante, de ne laisser au pouvoir royal qu’un vain titre et la couronne. Il justifie une disposition du décret, proposé par le comité des finances, qui plaçait les Académies sous la protection du Roi.

« Vous avez repris aux rois, ou plutôt à leurs ministres, le pouvoir de faire des lois, le pouvoir de faire des conquêtes, le pouvoir de remuer les fondements de la monar-