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Page:Aucoc - L’Institut de France et les anciennes Académies.djvu/13

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vises, aux médailles, et pour répandre, sur tous les monuments de ce genre, le goût et la noble simplicité qui en font le prix. Tournant ensuite plus particulièrement nos vues du côté des sciences et des arts, nous formâmes en 1666 une Académie des sciences composée des personnes les plus habiles dans toutes les parties des mathématiques et de la physique, et en 1667 nous fîmes construire le fameux édifice de l’Observatoire, où ceux d’entre eux qui s’appliquent à l’astronomie ont déjà fait de si célèbres et de si utiles découvertes. Ces deux Académies, assemblées par notre protection et soutenues par des bienfaits que la difficulté des temps n’a jamais interrompus, remplirent si dignement nos espérances que, quand la paix de Ryswick eut rendu le calme à l’Europe, nous songeâmes à leur donner un témoignage authentique de notre satisfaction ; nous leur accordâmes des règlemens signés de notre main, pour déterminer l’objet, l’ordre et la forme de leurs exercices et, par une distinction encore plus singulière, nous voulûmes que leurs conférences se tinssent au Louvre. L’estime et la réputation que ces compagnies ont acquises depuis ce temps-là nous engagent de plus en plus à donner une forme stable et solide à des établissemens si avantageux… »

L’Académie de peinture et de sculpture et l’Académie d’architecture passaient après les autres. Les lettres patentes approuvant et confirmant les statuts de l’Académie de peinture et de sculpture dataient pourtant du mois de février 1648. Mais l’édit de février 1717, qui confirme l’Académie d’architecture établie en 1671 et approuve ses sta-