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chitecture. Nous les nommons en suivant l’ordre que la royauté leur assignait elle-même dans les actes officiels qui les concernent. Elle tenait compte, pour l’Académie française, de la date des lettres patentes du mois de janvier 1635 qui l’ont créée ; pour l’Académie des inscriptions et médailles, transformée en Académie des inscriptions et belles-lettres à partir de 1716, et pour l’Académie des sciences, du jour où Colbert avait commencé à réunir régulièrement dans sa bibliothèque ou dans la Bibliothèque du Roi, contiguë alors à son hôtel, les premiers membres de ces deux Académies, en 1663 pour la première, en 1666 pour la seconde. Louis XIV constate expressément l’approbation qu’il avait donnée aux mesures prises par Colbert sans acte officiel, dans le préambule des lettres patentes de février 1713, par lesquelles il confirme l’institution de ces deux Académies, leurs statuts et règlements et leur installation au Louvre. Nous allons entendre les orateurs et les ministres de la Révolution ; il est juste de laisser un instant la parole à la royauté, qui rappelle en quelques mots ses créations.

« Le soin des lettres et des beaux-arts ayant toujours contribué à la splendeur des États, le feu Roi, notre très honoré seigneur et père, ordonna en 1635 l’établissement de l’Académie française, pour porter la langue, l’éloquence et la poésie au point de perfection où elles sont enfin parvenues sous notre règne. Nous choisîmes en 1663, parmi ceux qui composaient cette Académie, un petit nombre de savants, les plus versés dans la connaissance de l’histoire et de l’antiquité, pour travailler aux inscriptions, aux de-