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LES PRÉROGATIVES DES FEMMES EN L’ANCIENNE FRANCE




le 10 avril 1302 dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Ce furent les premiers États-Généraux. Les dames nobles détenant des fiefs et les communautés de femmes étaient là représentées par les nobles et les ecclésiastiques qu’elles avaient contribué à faire élire.

Les femmes pouvaient être représentantes aux États Provinciaux : Anne de Bretagne tint en personne les États de Bretagne où Mme de Sévigné siégea.

En 1576 trente-deux veuves siégeaient aux États de Franche-Comté.

En ce temps-là, en imposant des taxes, en donnant des chartes, les femmes sauvegardaient les places fortes, gouvernaient les villes : Françoise de Cezelly, en l’absence de M. de la Barre son mari, gouverneur de Leucate, défendit en 1589 si admirablement cette place forte, que quand M. de la Barre fait prisonnier par les Espagnols eut été étranglé dans sa prison, Henri IV garda Françoise de Cezelly comme gouverneur de la ville qu’elle avait conservée à la France.

Les femmes qui participaient aux affaires publiques se montraient libérales : Aliénor d’Aquitaine donnait aux Aquitains la liberté du commerce.

Le bon sens des privilégiées qui n’étaient pas exclues du droit, faisait prévaloir le courant d’opinions favorables au relèvement du sexe féminin, sur la traditionnelle tendance à son abaissement ; et, incitait des écrivains à protester contre le préjugé assignant aux femmes une activité sociale inférieure à celle de l’homme.