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LES FEMMES DANS L’ÉTAT

entré aucun mandaté des femmes, manque parfois de prudence et de prévoyance, il manque aussi, on en conviendra, autant d’aptitude et d’autorité, pour élaborer des lois réglant les rapports humains, que manquerait d’aptitude et d’autorité, une Chambre exclusivement féminine pour légiférer, sur ce qui concerne hommes et femmes ; attendu que l’homme absent serait, comme est aujourd’hui la femme absente du Palais-Bourbon, victime de la partialité du sexe omnipotent.

Les hommes ne peuvent, sans le concours du sexe féminin, juger, en même temps, de ce qui leur convient à eux et de ce qu’il nous faut à nous ?

Les deux types qui forment l’espèce humaine doivent avoir voix au chapitre, quand il s’agit de régler leur propre destinée.

Les femmes faites citoyennes, régénèreront la politique et l’impulsion qu’elles feront donner aux affaires permettra bientôt aux Français de manifester la virilité des peuples neufs.

Les sauvegardiennes de la probité morale affermiront la droiture masculine en la vie publique :

En dépit de délits spéciaux inventés pour elles, les femmes, si nous en croyons les statistiques, faillissent moins que les hommes. Il y a beaucoup plus d’inculpés que d’inculpées.

Puisqu’il est établi que la femme résiste plus à l’exci-