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Page:Auclert - Le vote des femmes, 1908.pdf/224

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L’UNIVERSALISATION DU SUFFRAGE


En notre société en travail de transformation, qui n’a pas voix au chapitre, en ayant droit au vote, sera sacrifié demain et manque aujourd’hui.


Les femmes riches seraient privées de leur fortune et les femmes pauvres resteraient dans le besoin, si la propriété individuelle était socialisée avant que le sexe féminin soit électeur et éligible, car, les femmes dépouillées de ce qu’elles possèdent ne récupéreraient point dans la société nouvelle ce qui leur aurait été pris ; attendu, que les fonctions, les emplois, le bon travail, appartiendraient aux seuls électeurs. Les femmes restant deshéritées des droits politiques, risquent donc d’être demain plus malheureuses encore, qu’elles ne sont aujourd’hui.

Pour que la transformation sociale s’accomplisse au profit de toute l’humanité, il est indispensable que hommes et femmes aient le droit de participer à cette transformation et d’en bénéficier.