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Page:Auclert - Le vote des femmes, 1908.pdf/19

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DÉGRADÉE CIVIQUE-NÉE

prouvent que même l’homme d’État, que les louanges purent rendre orgueilleux, reconnaissait aux femmes des facultés particulières capables de compléter les siennes. Si ces deux parties du tout humain, l’homme et la femme, semblaient indispensables à M. Thiers pour régler une affaire privée difficile, combien est donc plus indispensable encore le concours de l’homme et de la femme, pour bien diriger les affaires publiques !

Le suffrage des femmes, c’est l’utilisation de l’intégralité, de l’intelligence et de l’énergie de la nation pour réaliser son mieux être.

Rapprocher hommes et femmes par la politique, ce sera faire s’établir entre les sexes une émulation salutaire pour le progrès.