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LE VOTE DES FEMMES

Il appartient à la société moderne d’émanciper la femme au point de vue civil, au point de vue politique.

Au point de vue municipal et politique, je demande que l’on commence au moins par reconnaître le droit de vote des femmes dans les élections communales. Des femmes ont souvent des intérêts considérables dans une commune et l’on ne comprend pas qu’elles ne soient pas appelées à voter, pour défendre ces intérêts.

J’irai plus loin et je voterai l’admission des femmes aux droits politiques. Nous ne devons pas établir deux catégories de citoyens. Je sais très bien qu’aujourd’hui l’éducation de la femme est le plus souvent cléricale ; mais, fort heureusement, les idées marchent et, avant peu, je l’espère, la femme sera complètement affranchie du confessionnal et des superstitions du Moyen Age. Le meilleur moyen de parvenir à ce résultat, est de reconnaître les droits de la femme.

Il est grandement temps, messieurs, de s’occuper de la condition de la femme dans notre société moderne.

Je suis convaincu que le Conseil général ne voudra pas sanctionner le rapport très spirituel de M. Barry, mais qui vous propose des conclusions contraires à l’équité ; qu’il envisagera de haut cette question et dira très nettement que la femme, dans la société moderne, n’a pas les droits qu’elle doit avoir.

M. le Président. – Le scrutin est ouvert sur les conclusions de la Commission.

Nombre de votants.........................................48
Majorité absolue.............................................25

Onze ont voté contre le rapport de M. Georges Barry, c’est-à-dire pour le suffrage des femmes :