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Page:Auclert - Le vote des femmes, 1908.pdf/173

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LE DROIT POUR LES FEMMES DE PÉTITIONNER

M. Raoul Duval ne s’explique pas pourquoi de simples aspirantes à l’électorat sont traitées plus favorablement que des membres de l’assemblée nationale.


Opinion de la presse sur notre pétition.
Le Temps

On ne saurait reprocher a l’Assemblée nationale d’avoir manqué de courtoisie envers les dames. Mlle Hubertine Auclert, directrice du journal la Citoyenne, organe des droits sociaux et politiques de la femme, plus heureuse que M. Barodet et nombre d’autres membres du sexe laid, n’a pas eu à subir l’affront de la question préalable pour sa pétition relative à l’électorat des femmes. Cette pétition a eu les honneurs d’un rapport à la tribune et on ne lui a opposé que l’ordre du jour pur et simple, ce qui, en pareille matière, est presque un succès, car Mlle Auclert, quelle que soit la ferveur de son apostolat, ne pouvait s’être fait cette illusion que le Congrès, quittant toutes autres préoccupations, allait consacrer une partie de son temps à discuter sérieusement le point de savoir si les femmes seraient mises, pour l’exercice des droits politique, sur le même pied que les hommes.

Mlle Hubertine Auclert doit donc se trouver très heureuse d’avoir occupé, ne fût-ce que pendent quelques instants l’attention du Congrès. Pareille fortune n’est pas advenue à tout le monde.

Le XIXe siècle

Mlle Hubertine Auclert ne cesse pas de revendiquer en faveur des femmes. Sa pétition au Congrès demandait pour les femmes l’électorat et l’éligibilité politiques. Elle était