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Page:Auclert - Le vote des femmes, 1908.pdf/115

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LES FEMMES QUI AGISSENT ET QUI ÉCRIVENT

ployions sous les injures et les outrages, ce drapeau programme du féminisme, la Citoyenne !

Notre petit bataillon d’intrépides rénovateurs, devait à la fois riposter à Léon Richer qui criait que « nous ne pouvions étant si jeunes, voir juste, penser bien » et au Figaro, qui très courtoisement, nous demandait : si après les femmes, les bœufs voteraient ?

En 1883 la société « Le Droit des Femmes », prit le titre de société Le suffrage des Femmes.

« Le suffrage des Femmes », avec sa bannière rose et bleue fut acclamé aux funérailles de Victor Hugo (1885).

Alexandre Dumas qui avait éloquemment plaidé en faveur des droits politiques du sexe féminin ayant été sollicité de devenir président de la société Le Suffrage des Femmes vint me faire cette réponse :

« Je vous aiderai davantage en restant indépendant, si j’acceptais la présidence que vous m’offrez, on me dirait : – Vous êtes avec Hubertine Auclert… et je ne serais plus écouté à l’Académie ! »

La société voulut ouvrir un cercle du suffrage, elle loua à cet effet un joli local occupant tout le premier étage 31, rue de Paradis ; mais, le propriétaire effrayé par notre titre, écrit en grosses lettres sur son immeuble, nous donna immédiatement congé.

Le Cercle du suffrage des femmes fut installé dans un magasin 8, Galerie Bergère. Les femmes pouvaient