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« Diverses circonstances ont retardé de quelques mois la découverte et l’envoi du Gouroukaramta ; — une entre autres, qui peut-être ne vous paraîtra pas indigne d’intérêt, car elle me permet de servir désormais plus puissamment les intérêts de la science.

« Il a plu à l’Éternel de faire de moi un pasteur des peuples. À coup sûr, rien n’était plus loin de moi que la pensée de gouverner qui que ce soit, excepté mon équipage et mon brick ; mais Dieu ne m’a laissé de choix qu’entre ces deux extrémités : régner sur les Mahrattes ou me faire fusiller par les Anglais. L’Académie comprendra que je ne pouvais pas hésiter, et j’ai la confiance qu’elle approuvera ma conduite. De mon côte, je mets à son service quinze mille fantassins, douze mille cavaliers, douze cents canons et un budget qui montait à quatre cents millions de francs sous mon prédécesseur, et que j’ai réduit à cent vingt millions (malgré cette réduction, je fais des économies sur mon budget, comme M. Gladstone sur le sien).

« L’Académie, j’ose l’espérer, sera bien aise d’apprendre que mon amie Louison, dont l’intelligence, le courage, les dents et les griffes m’ont tiré plus d’une fois du péril, vit aujourd’hui bien portante et gaie dans mon palais. Vous lirez dans le Moniteur de Bhagavapour (dont j’ai l’honneur de