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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/74

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oreille quelques douces paroles, dont voici probablement le sens :

« Que crains-tu, ami chéri de mon cœur ? Ne suis-je pas avec toi ? »

Le tigre grogna ou plutôt rugit :

« C’est un piège. Je reconnais ce maharajah. C’est celui qui te gardait sous son toit pendant que je m’enrhumais dans le fossé, en te suppliant de revenir dans nos forêts. Chère Louison, crains ses discours enchanteurs. »

Ici Louison parut ébranlée.

« Tu seras libre chez moi, reprit Corcoran, libre et maîtresse comme autrefois. Laisse là ce bourru, ce rustre qui ne peut pas te comprendre, ou, si tu ne veux pas renoncer à lui, emmène-le-moi avec toi. Je le supporterai, je l’aimerai, je le civiliserai à cause de toi. »

On ne sait comment aurait fini l’entretien, si l’arrivée d’un nouveau venu n’avait résolu la question. Ce nouveau venu était un jeune tigre d’une beauté admirable. Il était à peu près gros comme un chien de taille moyenne et paraissait n’avoir pas plus de trois mois. Corcoran devina qu’il était le fils de Louison, et profita de cette découverte pour employer un argument irrésistible et décider la victoire.

Le jeune tigre s’approcha de sa mère par bonds et par sauts, regardant alternativement Louison