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mère, les mettait dans le creux de la trompe. Scindiah, sans s’étonner, les portait à sa bouche et les faisait craquer sous ses dents.

« Scindiah, mon gros ami, dit Sita, veille bien sur mon petit Rama, et protège-le comme tu me protégeais quand j’étais enfant comme lui. »

L’éléphant inclina sa trompe avec gravité.

« Rama, dit la mère, donne-lui la main. »

Aussitôt l’enfant avança sa petite main délicate et la plaça dans le creux de la trompe de Scindiah, qui le saisit avec précaution et le plaça sur son dos, où le petit Rama se mit aussitôt à danser et à crier de joie.

Puis, sur l’ordre de Sita, il fut remis à terre avec précaution.

« Encore ! encore ! criait Rama.

L’éléphant recommença la même manœuvre et plaça l’enfant sur son cou. Rama, s’accrochant à ses deux longues oreilles, poussait de nouveaux éclats de rire :

« Scindiah ! je veux que tu marches. »

L’éléphant marchait.

« Scindiah ! je veux que tu trottes. »

Et il trottait.

« Scindiah ! je veux que tu galopes. »

Et il faisait au galop le tour du parc.

« Merci, mon gros Scindiah, dit Rama, je t’aime