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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/312

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voulu rester en arrière. Ils doivent être à présent à trois ou quatre lieues d’ici.

— Et toi ?

— Moi, seigneur !… j’ai crié de tous les côtés qu’on mentait, que vous étiez vivant, plus vivant que jamais, qu’on s’en apercevrait avant deux jours.

— Bien ! Et d’où vient que je te trouve ici sur le grand chemin, à trois lieues en arrière des fuyards ?

— Ah ! seigneur maharajah, ces misérables étaient si pressés de fuir qu’ils ont passé sur le corps de tous ceux qui ont voulu les arrêter. »

Baber poussa un grand soupir.

« Le fait est, dit Corcoran en l’examinant, que tu es cruellement meurtri, mon pauvre Baber. As-tu cependant la force de marcher ?

— Pour vous suivre, seigneur, dit l’Hindou, je marcherais sur le tête et sur les mains. »

Et, en effet, grâce à la prodigieuse souplesse de ses membres, Baber parvint à se lever, et à courir pendant un quart de lieue à côté du cheval de Corcoran ; mais là les forces lui manquèrent.

Corcoran se désespérait, Baber était pour lui l’allié le plus précieux, après sa chère Louison.

« Seigneur, dit Baber, tout est sauvé. J’entends le galop de deux chevaux attelés à une voilure. Ce doit être un des fourgons de l’armée. Laissez-