Ouvrir le menu principal

Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/301

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


et à bout portant, sur le maharajah qui releva le canon du fusil : la balle se perdit en l’air ; mais, en même temps, Corcoran fit sauter la cervelle au Gallois d’un coup de revolver.

Un second assaillant eut le même sort. Un troisième grimpait sans être aperçu, lorsqu’un coup de griffe de Louison lui brisa les vertèbres cervicales et l’envoya en purgatoire.

Garamagrif faisait merveille. Il n’avait qu’un coup, un seul, mais infaillible : d’un coup de dents il tranchait l’artère carotide de son ennemi. Quant à Scindiah, trois soldats ayant voulu se glisser entre le rocher et lui pour frapper Corcoran par derrière, il s’appuya doucement sur les soldats et les aplatit net contre le mur.

« Après tout, dit Barclay, ce n’est pas la peine de sacrifier tant de braves gens pour venir à bout d’un entêté. Qu’on le garde à vue : il n’a pas de vivres, il sera bientôt forcé de se rendre. »

En effet, si Louison et Garamagrif avaient pris un à-compte sur les soldats, Scindiah, habitué à manger chaque jour cent vingt ou cent trente livres d’herbes et de racines commençait à bâiller terriblement. Depuis vingt-quatre heures, ni Corcoran, ni Sita, ni même Rama, n’avaient mangé. Grave sujet d’inquiétude !

Ce supplice dura jusqu’à la nuit. Corcoran, à bout de ressources, ne savait plus à quel saint se