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mencement de la bataille, reprenaient leur poste sur l’ordre de Corcoran ; et de deux régiments de Highlanders fusillés et mitraillés en face, par derrière et sur les flancs, il ne resta pas cinquante hommes valides ; encore furent-ils forcés de se rendre.

Pendant ce temps, sir John Spalding voyait avec désespoir la destruction de son infanterie d’élite ; mais l’ouragan de mitraille qui balayait la plaine et le pied de la colline, rendait tout secours impossible. Bientôt même il dut songer à couvrir la retraite, menacée par Corcoran.

Le maharajah, jugeant la bataille gagnée au centre, donna ordre à la cavalerie de se déployer sur le flanc de l’infanterie anglaise et de couper ses lignes de communication Spalding effrayé commanda la retraite, et les Mahrattes saluèrent cet ordre par de longs cris de joie.

C’était la première fois qu’une armée indienne, commandée il est vrai par un Français, voyait fuir une armée anglaise à forces égales. Aussi l’enthousiasme des soldats de Corcoran ne connaissait plus de bornes.

« C’est Vichnou, disait-on. C’est le divin Siva. C’est Rama lui-même qui s’est incarné de nouveau pour défendre son peuple contre ces barbares au teint blanc et à la barbe rouge. »

Corcoran ne s’arrêta pas à écouter son éloge