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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/273

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Un silence terrible régnait sur le champ de bataille. Les deux artilleries se taisaient ; l’anglaise ayant fait place à l’infanterie, et la mahratte ne paraissant pas encore ou disparaissant déjà. On voyait les sous-officiers anglais maintenir l’alignement avec les crosses de leurs fusils. Quant aux Mahrattes, à demi cachés dans les broussailles et les fourrés, ils attendaient le choc avec une terrible anxiété.

Déjà les Highlanders n’étaient plus qu’à dix pas du fossé creusé sur le penchant de la colline, quand tout à coup Corcoran tira son sabre ut s’écria :

« En joue ! feu ! »

Au même instant, quinze cents Mahrattes, couchés à plat ventre, se levèrent à demi et fusillèrent à bout portant les assaillants. Deux batteries masquées, de vingt canons chacune, firent feu en même temps à cinquante pas de distance sur les flancs et les derrières des Highlanders.

En cinq minutes, la colonne fut aux trois quarts détruite. Cependant ceux qui survivaient s’avancèrent avec une intrépidité admirable jusqu’au fossé, le franchirent, culbutèrent les Mahrattes qui l’occupaient, et continuèrent leur marche vers le haut de la colline.

Mais, là, un nouvel ennemi les attendait. Les artilleurs mahrattes, qui s’étaient repliés au com-