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un bananier, et parait de son mieux les coups de pointe.

Il était blessé de deux balles et perdait beaucoup de sang. Une dizaine de cavaliers l’entouraient, cherchant à le prendre plutôt qu’à le tuer.

« Rendez-vous, maharajah, dit l’un d’eux. Vous on serez quitte pour payer rançon. »

En même temps il cherchait à le désarmer, mais Corcoran, d’un coup de son terrible cimeterre, lui abattit le bras droit, et se retournant contre un autre cavalier, il fendit la tête à ce second adversaire.

Cependant il allait succomber, lorsque Louison arriva. Garamagrif la suivait à trois pas de distance, n’osant sans doute se montrer devant son maître après la réprimande qu’il avait reçue l’avant-veille.

À la vue de ces deux auxiliaires nouveaux du maharajah, les cavaliers anglais tournèrent bride en un clin d’œil et rejoignirent leur régiment qui déjà s’ébranlait. Corcoran les poursuivit, traversa les rangs des hussards anglais entre ses deux tigres et rejoignit son armée.

Les Mahrattes, qui l’avaient cru perdu, poussèrent un long cri de joie et revinrent a la charge. Corcoran, plus prudent cette fois, envoya sur sa droite une partie de sa cavalerie, pour tourner la gauche des Anglais, pendant que son artillerie