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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/245

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tra même très-offensée qu’il eût pris part à cette affaire.

« Ma foi, reprit Quaterquem, je suis resté neutre. C’est Corcoran et ce démon de Baber qui ont tout fait. Je me suis contenté de leur prêter ma voiture.

— Eh bien, cher bien-aimé, dit Alice, s’il vous arrive encore de prêter votre voiture comme vous dites, je vous laisserai seul dans votre île et je retournerai en Angleterre par le plus prochain steamer.

— Diable ! fit Quaterquem, on ne peut même pas rendre le plus petit service à un ami sans que les femmes s’en mêlent. Je te promets de ne plus me mêler de rien. »

Moyennant cette promesse, il eut sa grâce ; et Corcoran, toujours hospitalier, malgré la sortie qu’Alice venait de faire, lui fit ses adieux avec autant de cordialité que si elle eût poussé Quaterquem à le secourir.

Sita offrit à sa nouvelle amie un collier de diamants d’un prix inestimable. Il avait appartenu à la célèbre Nourmahar, qui fut pendant trois générations la plus belle femme de tout l’Hindoustan, et il avait été conquis par le bisaïeul d’Holkar sur le petit-fils de Nourmahar.

Alice se défendit quelque temps de l’accepter, quoiqu’elle en brûlêt d’envie ; mais la générosité