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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/242

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« Qu’est-ce ? dit-il.

— Seigneur, répliqua Sougriva, nous sommes trahis. La flottille anglaise remonte la Nerbuddah soutenue par un corps de quinze mille Anglais et cipayes. Le général Barclay doit, avec son armée, se joindre à celle-ci sous les murs de Bhagavapour.

— Oh ! pour Barclay, il y a peu de chose à craindre. Quant à l’autre, rien n’est perdu. On l’a donc laissé avancer sans le combattre ?

— Seigneur maharajah, le zemindar Uzbek et une partie du corps qu’il commandait ont passé du côté des Anglais.

— Par le Dieu vivant ! s’écria Corcoran après un moment de réflexion, je les tiens. Garde ces nouvelles pour toi. Je veux que Bhagavapour apprenne en même temps la trahison et le châtiment. Fais seller mon cheval et préparer mon escorte. Toi, reste ici. Je pars. J’ai assez fait le maharajah ; je vais faire maintenant le capitaine Corcoran, et j’espère que tout le monde, — amis et ennemis, — me reconnaîtra. »