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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/236

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Mais personne n’osait s’approcher.

Seul, le petit Rama, fils de Corcoran, qui jouait sur le tapis avec son ami Moustache, voulut descendre et rétablir la paix ; mais Sita le retint.

Quant aux serviteurs du palais, ils tremblaient de tous leurs membres et fermaient soigneusement les portes.

Le premier rugissement de Louison fut suivi d’un second, plus formidable encore. Garamagrif, enlevé par la trompe de Scindiah jusqu’à la hauteur du second étage, avait espèré du moins mettre enfin pied à terre et prendre sa revanche ; mais Scindiah ne le permit pas.

À peine fut-il revenu à portée de sa trompe, que l’éléphant le rattrapa et le lança en l’air une seconde fois ; puis, s’adossant au mur du palais, pour que Louison ne pût pas l’attaquer par derrière, il continua de jongler avec le malheureux tigre, dont les rugissements furieux fendaient l’âme des personnes sensibles et déchiraient les oreilles des spectateurs les plus indifférents.

Louison ne resta pas inactive, et, comme font les grands capitaines, essaya de tourner l’ennemi.

Mais Scindiah ne le perdait pas de vue et veillait soigneusement sur ses flancs ; et quant à ses derrières, grâce au mur auquel il était adossé, il se croyait en sûreté.