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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/226

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pareil. Il y a quinze ans qu’il est dans l’île, étant arrivé en même temps et par la même voie que le révérend Smithson. Mais ce contance n’est rien encore auprès d’un certain vin de Champagne dont je ne connais pas l’origine, mais dont j’ai, Dieu merci, abondante provision. À coup sûr, Jupiter et Bouddah, s’ils savaient ce que c’est, descendraient sur la terre pour trinquer avec moi. »

Ainsi buvant, fumant et causant librement, fenêtres ouvertes, doucement caressés par la brise et par le bruit des vagues, les deux amis sentirent enfin leurs paupières s’appesantir. Voyant que Corcoran ne l’écoutait plus qu’à peine, Quaterquem le conduisit lui-même à la chambre qui lui était destinée.

« Voici des bougies, dit-il, et des livres, si tu veux lire. Voici de le limonade, si tu veux boire. Voici de l’encre et du papier, si tu veux écrire un poème épique. Bonsoir, oublie tes sujets, tes ennemis, tes projets, ta diplomatie et tout ce qui te donne l’air si préoccupé. Tu es sous le toit d’un ami. Dors en paix. »

Et il sortit sans fermer la porte.

À quoi bon ? Quel ennemi avait-il à craindre ?

Puis il se coucha lui-même et s’endormit du plus profond sommeil.