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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/221

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montrant la mer qui paraissait paisible :

« Tu vois, dit-il, ce léger remous qui va doucement languir et expirer sur le sable ou pied de la falaise ; c’est le gouffre dont je t’ai parlé. Ce soir, on dirait un lac d’huile ; c’est que nous sommes au moment où la tempête est apaisée. Dans une demi-heure elle va recommencer. Les vagues reflueront vers la haute mer et s’engouffreront dans un vaste entonnoir que tu pourrais distinguer parfaitement d’ici.

« Tourne-toi maintenant, et regarde à ta gauche. Voici mes orangers, mes bananiers et mes citronniers. Voici mes champs et mes prairies, car j’ai de tout dans mes étables, des moutons, des bœufs, des vaches, des poules, des dindons, des cochons surtout ; c’est le fruit principal du pays… Mais tu ne me dis plus rien, maharajah ! à quoi rêves-tu ?

— Je rêve, dit Corcoran, au dîner que Mme Nini doit être en train de nous préparer. Cette vallée que tu me montres est délicieuse. Le ruisseau qui coule sous les arbres, entre ces rochers de granit, est limpide et profond. La colline boisée l’abrite contre le vent qui vient de la mer ; ta maison complète admirablement le paysage ; enfin tu dois être heureux ici, et je sens que je serais heureux avec ma chère Sita sous ces ombrages ; mais le