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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/185

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à vous désormais tout entier et pour votre vie entière. Baber n’a jamais eu de maître. Il en aura un désormais.

— D’où lui vient cet enthousiasme subit ? demanda Quaterquem, qui n’entendait pas l’hindoustani, mais qui regardait avec étonnement les gestes passionnés de Baber.

— De ce qu’il a reconnu son maître, dit Corcoran en français, pour n’être pas compris de l’Indou. Ce tigre a senti sa faiblesse devant moi. Désormais il me sera dévoué ; je m’y connais.

— À peu près comme ta Louison.

— Oh ! répliqua Corcoran, peux-tu comparer ma charmante Louison au terrible et féroce babouin que voila ? C’est une véritable impiété… Mais voici le camp anglais. Je reconnais la colline et la rivière dont Akbar m’a parlé. Jette l’ancre, mon cher ami, dans ce bois de palmiers, à six cents pas des sentinelles. »

Puis, se tournant vers Baber :

« Tu te donnes à moi, dit-il. C’est bien, je t’accepte. »

Et il lui tendit la main. Baher la baisa, et, debout devant le maharajah, il attendit ses ordres.