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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/172

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cent trente-trois mille six cent neuvième de la dixième incarnation de Vichnou, et de notre règne, le troisième. »

« C’est une déclaration de guerre, dit Quaterquem après avoir lu la dépêche, et tes préparatifs ne sont pas faits.

— De toute façon la guerre était inévitable, répliqua Corcoran. Tu l’as vu toi-même, leur armée est en marche. Il en sera ce que Dieu voudra. Pardonner à ce coquin, c’était reculer. Je ne me suis soutenu jusqu’ici qu’à force d’audace ; eh bien, je continuerai.

— As-tu des alliés ?

— J’aurais eu toute l’Inde pour moi dans deux ou trois ans. À présent, rien n’est prêt. La dernière révolte des cipayes a fait fusiller tout ce qu’il y avait de plus énergique et de plus résolu. Il faut attendre une génération nouvelle, ou que ce peuple amolli et épouvanté ait oublié les vieux massacres. »

Qaterquem se frappa le front.

« J’ai une idée, dit-il, qui peut te donner avant trois mois un puissant et redoutable allié. Dans ce cas, non-seulement tu seras sauvé, mais tu seras maître de l’Inde.

— Quel est cet allié ?

— Parlons bas ! dit Quaterquem, parlons bas ; on pourrait nous entendre. »