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il paraissait et il était réellement très-inférieur en force physique. Ses bras et ses jambes étaient maigres, sa poitrine étroite et osseuse. Ses yeux mêmes, fauves comme ceux du léopard, exprimaient la ruse plus que le courage ; sa ressource principale était une agilité prodigieuse. Il se couchait, se relevait, bondissait comme le tigre, dont on lui avait donné le nom.

Enfin Corcoran regarda sa montre et dit :

« Allez. »

À ce signal, les deux adversaires, éloignés environ de cinquante pas, s’avancèrent l’un sur l’autre.

Baber commença l’attaque. Il partit en bondissant et s’élança sur son adversaire, comme s’il eût voulu le prendre corps à corps ; mais ce n’était qu’une feinte. Au moment de lancer un nœud coulant, il fit un bond de côté.

Doubleface reçut cette attaque avec sang-froid. Il pivota brusquement sur lui-même, évita le nœud coulant et assena un coup de sabre épouvantable sur la tête de l’Indou. S’il l’eût atteint, le crâne du malheureux Baber aurait été fendu en deux et, avec le crâne, le nez et le menton ; mais Baber n’était pas homme à se laisser surprendre.

D’un saut en arrière il se mit hors de portée, puis il s’enfuit avec la vitesse d’un cerf poursuivi par le chasseur, et fit le tour de l’arène.