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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/152

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parence de précision et de calcul qui éblouissait le sens commun des imbéciles.

— Tu as probablement raison, dit Quaterquem ; mais encore une fois, qui t’a révélé les projets de Napoléon ?

— Lui-même, mon cher ami ; oui, lui-même, car, outre la note que tu viens de voir, et qui fut écrite par Daru sous la dictée du maître, il en est une plus complète encore et plus secrète, pour laquelle il n’a pas voulu emprunter la main d’un secrétaire. Tiens, lis toi-même. Voici la dépêche à Lascaris, son seul confident. M. de Lamartine, mal informé, a cru que les Anglais avaient saisi les papiers de Lascaris au Caire après sa mort. C’est le consul anglais qui répandit ce bruit à dessein, pour arrêter les recherches ; mais ces papiers précieux existent encore. Les voici. Lascaris mourant avait chargé un ami de les porter au gouvernement français ; mais cet ami se voyant surveillé et craignant les pièges de Mehemet-Ali, alors pacha d’Égypte, s’enfuit à Suez, s’embarqua sur un bateau ponté et, ne sachant à qui confier ce précieux dépôt, fit voile vers l’Inde et le remit aux mains d’Holkar lui-même. »

La dépêche de Napoléon est si claire, si ferme, si précise, a si bien prévu tous les incidents qui pouvaient survenir, qu’on la reconnaîtrait au style, quand la signature et l’écri-