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— J’ignore, répliqua le maharajah, ce qui peut être digne ou indigne d’un gentleman tel que vous ; mais enfin voici ma condition. Vous me donnerez l’original des instructions de lord Henry Braddock, ou si cet original n’existe plus, vous m’en donnerez une copie exacte, certifiée par votre témoignage et votre signature.

— C’est-à-dire que vous m’offrez la vie à condition que je déshonorerai mon gouvernement ? Je refuse.

— Vous êtes libre. Sougriva, fais préparer la potence. »

Sougriva sortit avec empressement.

« À nous deux maintenant, mon cher monsieur Baber, continua Corcoran. Tu vois qu’il s’agit de choses sérieuses. Sois sincère si tu veux que je te pardonne.

— Seigneur, dit Baber, qui se prosterna contre terre, la sincérité est ma vertu principale.

— Cela donne une fameuse idée de tes vertus secondaires, continua Corcoran ; mais, avant tout, il faut que tu saches ce que l’Anglais, ton complice, préparait contre toi, si tu avais réussi à m’assassiner. »

Et il lut à haute voix le passage de la lettre de Doubleface, où celui-ci se déclarait prêt, aussitôt que Corcoran aurait été tué, à faire exécuter Baber, si c’était nécessaire.