Ouvrir le menu principal

Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/137

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


eh bien, cher ami, la potence n’est pas faite pour les chiens.

— Tu as raison. »

Corcoran frappa sur un gong.

« Ali, dis à Sougriva d’amener les prisonniers. »

Ali obéit. Doubleface et Baber entrèrent l’un après l’autre dans la salle, les mains liées derrière le dos et suivis de douze soldats. Doubleface gardait sa contenance impassible ; Baber, plus humble en apparence, paraissait néanmoins avoir fait d’avance le sacrifice de sa vie.

« Monsieur Doubleface, dit le maharajah, vous connaissez le sort qui vous attend ?

— Je sais, dit l’Anglais, que je suis dans vos mains.

— Vous connaissez cette écriture ?

— Pourquoi le nier ? la lettre est de moi.

— Vous savez, je suppose, quel est le châtiment des traîtres, des espions et des assassins ? »

L’Anglais ne sourcilla pas.

« Avec la lettre que voilà, continua Corcoran, je pourrais vous faire empaler et jeter à la voirie, comme un chien, cependant je vous offre votre grâce… à une condition, bien entendu.

— J’espère, dit Doubleface en se redressant, que cette condition ne sera pas indigne d’un gentleman.