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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/125

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cherchions. Le ministre se jeta à genoux avec toute sa famille, en remerciant le ciel.

— Mais nous allons repartir, lui dis-je. Je veux que mon île soit déserte.

— C’est bien ainsi que je l’entends, répliqua l’Anglais. Combien estimez-vous mon île à peu près ?

— Je ne veux pas l’acheter. Gardez-la. Je pars.

— Au nom de Dieu, s’écria-t-il, prenez-la pour rien si vous voulez, mais emmenez-nous hors d’ici. Cecily, qui n’a pas pris une tasse de thé depuis vingt ans, ne veut pas rester une minute de plus.

Sa proposition me convenait à merveille.

— Voyons, lui dis-je, cent mille francs, est-ce assez pour votre île ?

— Cent mille francs ! s’écria-t-il. Ah ! monsieur, que toutes les bénédictions du ciel vous accompagnent ! Quand partons-nous ?

— Laissez moi le temps de visiter ma nouvelle propriété. Nous partirons demain. Je vous déposerai à Singapore.

— Il me tarde, dit l’Anglais, de lire le Times et le Morning-Post.

— Oh ! s’écria Cecily, et nous aurons du thé et des sandwiches !

À la pensée de goûter cette félicité, les six jeunes Anglaises et les trois petits Anglais se léchèrent voluptueusement les lèvres.