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Page:Assollant - Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, II.djvu/11

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missions dont Sa Majesté le maharajah des Mahrattes vous a chargé pour l’Académie.

— Pour lors, dit Kermadeuc d’une voix tonnante qui fit trembler les vitres, pour lors, voici la question. Mon capitaine, qui est l’empereur dont vous parlez, étant parti sur son brick le Fils de la Tempête, qui file dix-huit nœuds à l’heure par un temps calme, arriva, cinq semaines après, dans le pays du seigneur Holkar, un particulier fort âgé et plein de roupies, qui avait querelle avec les Anglais pour la raison de ce qu’il refusait de leur donner sa fille et ses roupies. Pour lors, le capitaine Corcoran regarde la fille, qui était belle comme une sainte vierge, et dit : Je suis français ! Pour lors, il prend sa cravache et tape sur les Anglais pendant que sa Louison (sa tigresse, messieurs, sauf votre respect) leur tordait le cou comme à des canards. Voyant cela, l’homme âgé meurt, laissant sa fille, son royaume, ses roupies et ses moricauds au capitaine qui, du coup devient empereur. N’est-ce pas ce qu’il pouvait faire de mieux ? »

Tous les assistants convinrent que Corcoran avait, en effet, pris le meilleur parti, et le secrétaire perpétuel, qui était curieux, demanda de quelle manière avait été conquis le fameux Gouroukaramta.

« Pour lors, répliqua Kermadeuc, c’est bien