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|de ce lieu-la, où il faisoit donc ses nécessitez naturelles ? A quoy n’ayant pas répondu nettement, le Roy luy commanda de quitter sa galerie, disant, Je croy que ce vilain-la est si impudent qu’il c… dans ma galerie ; je ne veux plus qu’il y soit. M. de Racan le vit depuis, avec son camarade, qui avoyent quitté l’habit d’hermite, et estoyent vestus de deux habits qu’ils s’estoyent fait faire du velours du Pavillon, avec les manches et la doublure de toile d’argent. Et il ouït dire, au bout de quelque temps, qu’il estoit allé à Rome, où il tenoit une table qui estoit quelquefois de 50 couverts, et toujours la meilleure et la plus délicate de la Cour. Cela dura longtemps, sans qu’on seût où il prenoit de quoy fournir à cette dépence, et à toutes les autres qu’il faisoit à l’avenant de celle-là. Puis, tout d’un coup il disparut, sans qu’on ayt jamais appris ce qu’il estoit devenu.

Il serait intéressant de retrouver ailleurs quelques renseignements sur cet « irrégulier ».

Si l’on estimait que le mot de L’ouis XIII n’est point d’une noblesse royale, on n’aurait qu’à parcourir le Journal d’Héroard pour s’édifier sur le vocabulaire qui lui fut enseigné dès son âge le plus tendre. —

Afin de savoir ce qu’était le Velours supraris, nous avons fait une petite enquête, qui est restée sans résultat, dans les filatures de Reims et les fabriques de soieries de Lyon. Il nous a été répondu que « le velours supraris n’est plus un type bien défini de l’article, et le nom semble en effet être de convention. Qui pourra dire d’ailleurs dans 300 ans ce qu’est le satin soleil, le drap Montagnac, l’armure royale, etc.