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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/420

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La troisiesme consideration est, que pour instruire fidellement ceux qui veulent vivre dans la pieté chrestienne, comme leur baptesme les y oblige ; il ne falloit pas oublier de distinguer avec soin l’affection aux pechez veniels, d’avec les pechez veniels, puis que cette affection, selon le sentiment de l’antiquité, que l’un des plus saints evesques de nostre temps, a estably de nouveau, comme une regle judubitable en matiere de devotion, est un juste empeschement de frequenter l’eucharistie ; ainsi que nous l’avons fait voir dans le chapitre 22 où nous supplions le lecteur d’avoir recours pour s’esclaircir de ce point si important. La quatriesme et derniere consideration qui nous descouvrira la fausseté de vostre regle prise en general, c’est, qu’encore que tous les pechez veniels ayent cela de commun, qu’ils ne separent pas eternellement de la possession du royaume, il y en a neanmoins de tant de sortes, qu’il est necessaire de ne les pas confondre, comme vous faites, pour juger s’il ne s’en trouve aucun qui nous doive porter à nous separer quelquefois de la sainte communion. Il y en a de volontaires, et d’involontaires selon le langage