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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/415

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Saint Hierosme dit excellemment, (...) : c’est la plus grande recompense qu’il puisse donner en ce monde à ses plus grands amis, et à ses plus chers enfans ; et le gage plus amoureux des recompenses eternelles qu’il leur prepare dans l’autre : et vous entreprenez de nous faire croire, qu’il n’y a personne, quelque imparfait et quelque dénué de vertu et de sainteté qu’il puisse estre, qui ne doive tres-souvent pretendre à cette faveur, à cause seulement qu’il n’y a point de condition, où l’on ne puisse prendre le temps necessaire pour se disposer à communier souvent. Vous ressemblez en ce poinct à la plus grande partie des gens du monde, qui vivans dans toute sorte de déreglemens et de crimes, ne laissent pas de se flatter de l’esperance de leur salut, sur la confiance qu’ils ont, que Dieu leur donnera quelques heures avant que de mourir, pour se preparer à la mort, et qui se persuadent, que c’est assez pour bien mourir, d’avoir quelque temps pour y penser, comme vous croyez que c’est assez pour meriter de communier souvent, d’avoir le temps necessaire pour s’y disposer souvent.