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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/403

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qui la peuvent perdre entierement ; mais aussi de celles qui luy peuvent causer le moindre mal. En second lieu, au reglement de ses mœurs, c’est à dire, à les rendre conformes aux enseignemens immuables de l’evangile, et à marcher sur les pas que Jesus-Christ nous a tracez. Et enfin à la pureté de sa conscience, c’est à dire, à la conserver pure de toutes les affections du monde ; et à la purifier avec soin des moindres taches par l’eau des larmes, et par le feu de la charité. Mais apres avoir appris de Saint Bonaventure ce qu’un sage directeur doit considerer, pour juger, s’il est plus utile à une ame de communier souvent que rarement, qui est precisément la question que vous proposez en cét escrit, escoutez, je vous prie, sa decision et la conferez avec la vostre ; (...). Ces paroles ne vous frappent-elles point d’estonnement ? Vous avez la hardiesse d’establir, comme une regle generalle entre les docteurs catholiques, que la communion de tous les huict jours doit estre commune à toutes sortes de personnes ; et ce saint veut qu’elle soit le prix et la recompense de la plus parfaite vertu qui se puisse quasi rencontrer ; il croit qu’à peine se peut-il trouver quelqu’un si religieux