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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/402

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(...). Et cependant c’est à ces personnes embarassées dans les soins du monde que vous ordonnez comme une regle inviolable la communion de tous les huict jours, laquelle Saint Bonaventure n’ose prescrire à tous ceux qui ont quitté le monde ; et ce qui est encore pis, vous l’ordonnez aux personnes, non seulement attachées aux occupations du monde, qui peuvent estre innocentes, mais aussi aux affections du monde, qui ne sçauroient estre que mauvaises : tant vos opinions sont conformes aux enseignemens des saints. (...). Il ne suffit donc pas selon ce grand saint et ce grand docteur, de se confesser souvent pour meriter de communier souvent ; de s’accuser tousjours des mesmes pechez sans s’en corriger jamais ; de ne faire autre chose, que tomber, se relever, et retomber, et enfin de se joüer honteusement de la misericorde de Dieu. Il faut veiller avec grande circonspection, premierement à la garde de son ame ; c’est à dire, à s’esloigner avec soin et avec prudence non seulement des occasions,