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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/381

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L’eglise n’a point encore aujourdhuy de plus fortes armes pour triompher de ses ennemis, que le consentement universel des peres, qui est tant de fois allegué dans le concile de Trente ; que les depositions incorruptibles de ces morts illustres qui vivent dans l’eternité ; que les arrests de ces juges sans reproche, qui n’ont peu estre touchez ny d’aversion, ny de faveur envers aucune des parties, comme S Augustin remarque si sagement.

Et en effet lors que les heretiques nous accusent de superstition, et d’idolatrie, à cause que nous invoquons les saints, et que nous honorons leurs reliques, comment pouvons-nous mieux monstrer à tous les esprits équitables l’impertinence de ces calomnies, qu’en leur faisant voir que nous ne suivons en cela que la pieté de nos peres, et que cette mesme eglise, qui s’est renduë victorieuse de l’idolatrie, et de la superstition, nous a appris, que c’estoit rendre gloire à Jesus-Christ, que de l’honorer en ses serviteurs ?

Et, pour nous esloigner moins de nostre sujet,