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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/378

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embrasser parmy les fausses couleurs, et les divers déguisemens que l’esprit d’erreur donne aux paroles et aux veritez divines : c’est à dire en un mot, qu’il faut, comme vous dites fort bien, que leurs sentimens soient conformes à ceux des saints peres.

Car de mesme que cette premiere regle distingue la seule religion veritable de toutes les fausses, en y establissant pour principe de son instruction la parole eternelle de Dieu, que les autres ne veulent pas reconnoistre ; ainsi il a esté besoin d’une seconde regle pour discerner la veritable doctrine procedante de ce principe, d’avec toutes les erreurs et les faussetez, qui voudroient sous l’autorité de ce nom prendre creance dans l’esprit des hommes. Et cette regle n’est autre chose, que la tradition originelle, comme parle Saint Irenée ; que le canal sacré, par lequel les eaux salutaires de cette source celeste découlent sur nous ; cette chaisne indissoluble qui lie tous les aages de l’eglise dans l’unité d’une mesme foy, et d’une mesme pieté.

C’est de cette sainte tradition, dont l’eglise s’est tousjours servie pour estouffer toutes les erreurs, et tous les abus, par lesquels la malice ou l’ignorance des hommes vouloit corrompre la doctrine de son espoux.

C’est par elle que le concile oecumenique d’Ephese confond les nestoriens, en leur monstrant