Ouvrir le menu principal

Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/355

Cette page n’a pas encore été corrigée


ne faites point, je vous prie, ce tort à l’eglise, que d’attribuer generallement vos fausses maximes à tous ses docteurs. L’espouse de Jesus-Christ est trop jalouse de l’honneur de son espoux, pour autoriser des regles si contraires à la sainteté de la doctrine qu’il est venu annoncer aux hommes, et qu’il a confirmée par son propre sang. Elle est trop bien conduite par le Saint Esprit, pour se rendre jamais partisane de vos égaremens. Et enfin celle qui est establie sur l’immobilité de la pierre, n’est pas capable de cette legereté, d’obscurcir elle-mesme les lumieres qu’elles a receuës du Saint Esprit, pour la conduite de ses enfans, et de pervertir cette regle si fidelle de la tradition des saints , que vous-mesme confessez estre la meilleure que nous puissions suivre, pour ne nous point tromper en cecy, comme en toutes choses ; et que la force de la verité vous oblige de renouveller icy par ces paroles suivantes, qui serviront de precaution à vos propres regles.