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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/342

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comme toute erreur tient quelque chose de l’heresie ; et que pour l’ordinaire les heresies ne font qu’achever ce que les simples erreurs ont commencé avant elles ; il est bien difficile, que le procedé des enfans mesmes de l’eglise, lors qu’ils attaquent sa doctrine, ou en ce qui regarde la solidité de la foy, ou en ce qui concerne la pureté des mœurs, ne soit semblable en quelque sorte à celuy des heretiques.

Vous nous en faites voir un parfait exemple en vostre maniere d’agir. Car tout de mesme que les heretiques nous accusent de condemner le mariage ; parce que l’eglise suivant la tradition des apostres, ne le permet pas aux prestres, ny à ceux que les liens indissolubles d’un vœu sacré ont attaché pour jamais à une vie plus pure et plus excellente : ainsi vous accusez des gens de bien de condemner la frequente communion, et d’en destourner les ames ; parce qu’ils ne peuvent souffrir, avec tous les peres, que l’on abuse indignement de la participation de ces saints mysteres : que l’on donne à tant de personnes la presomption de communier souvent, lors qu’on les devroit separer