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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/3

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PREFJCE. Ncorequ’iln’yaitriendesivti- £Nqvelles le que la connoifîance de la verité, rencon- &c queía lumiere doiue conduire TRES 0>;FST 1 r, 1 /v OBLIGÈ DE xoutes les actions de noítre ame, V VBLIER. comme celle de l’œil doit conduire tous les laVebute mouuemens de nostre corps ;il eft certain neanmoins qu’il eft beíòin d’vne grande ſagesse pour la diípenſer , ſelon qu’il eft neceftàire ’ pour le bien des hommes, & qu’il eft ſouueiit plus aiſé de la connoistre, «& de la pouuoir enfeigner aux autres,que de diícerncr les circonstannces <k les momens, dans leſquels Dieu nous commande de la publier, & de la produire. Mais parmy ces difficultez qui le rencontrent dans cette diípeníàtion si ſainte ôc si importante , il y a deux rcgles immuables, que les Peres & les Saints eíclairez de Dieu nous ont laissées, qui nous obligcnt de dcft couurir tousiours la verité en deux rencontres : Laprcmiere,lors qu’on lattaque, & qu’on taſche de l’obfcurdr ; & laſeconde lorsquonj nous la demande pour l’embraslèr, &pourl ſuiure : parce que si nous demeurions alors dan le íîlence, nous trahirions dans l’vne la caufe de a