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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/299

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Surquoy je vous prie de peser deux poincts, pour recompense de ce que je vous promets d’examiner bien-tost les deux vostres.

Le premier est, que cette voix que vous venez d’entendre ; que tous ceux qui sont en penitence sortent ; qui n’est pas la voix de Saint Chrysostome, mais de l’eglise par ses ministres en la celebration des mysteres, ne chasse pas seulement du temple ceux qui sont encore plongez dans leurs pechez ; mais ceux-mesmes qui en font penitence : et qu’ainsi, tant que cette voix conservée dans ses saintes archives retentira à nos oreilles, il nous sera fort difficile d’escouter la vostre, par laquelle vous osez la contredire en asseurant, que ce n’a jamais esté la prattique de l’eglise, que l’on fust plusieurs jours à faire penitence de ses pechez, avant que de se presenter à l’eucharistie.

Le second poinct est, qu’encore que Saint Jean Chrysostome eust entrepris de combattre la negligence criminelle de ceux qui par mespris, ou peu d’attention aux choses de leur salut, ne se presentoient que tres-rarement à la sainte communion ; il n’a eu garde neantmoins de passer les bornes, que la conduite du Saint Esprit a establies dans l’administration de cét auguste sacrement ; ny de donner lieu, mesme en apparence, à aucun de vos excez. Il ne pousse pas indifferemment tous les fidelles à