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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/293

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Mais l’absurdité de vostre glose n’est pas supportable : car vous dites que lors que Saint Augustin ou Gennadius, n’approuve ny ne desapprouve la coustume de communier tous les jours, cela ne se doit pas entendre de ceux qui veulent vivre vertueusement . Il faut donc que cela s’entende de ceux qui ne veulent pas vivre vertueusement : et ainsi selon cette estrange explication, Saint Augustin ou Gennadius aura laissé indecis, s’il est bon de communier tous les jours à ceux qui ne veulent pas vivre vertueusement. Et parce que le mesme auteur conseille la communion de tous les dimanches à ceux à qui il n’oseroit la conseiller tous les jours, ce sera à ces mesmes personnes, qui ne font point profession de vivre vertueusement, qu’il aura conseillé cette communion de tous les dimanches. Vous voyez bien que toutes ces propositions ne sont qu’une suitte necessaire de vos paroles : et cependant je ne puis croire, que vous mesme n’en soyez surpris, puis qu’elles blessent si fort la pieté chrestienne. Je ne dis rien davantage de ce passage de Gennadius, parce que je me reserve d’en parler plus au long en un autre endroit, où vous l’alleguez encore pour appuyer vostre mauvaise doctrine.