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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/291

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Que l’eglise a perdu de ce que le pape ne vous a point appellé à la derniere reveuë du breviaire ! Vous l’eussiez sans doute adverti d’en retrancher des leçons, qui contiennent une si pernicieuse doctrine, et si contraire , selon vostre avis, à l’usage de l’eglise d’apresent. vous luy eussiez remonstré, qu’elles pouvoient donner occasion à quelque temeraire de se retirer de vostre pratique, c’est à dire, de la pratique universelle de l’eglise ; parce que vous croyez que toute l’eglise depend de vous. Et enfin vous donnez sujet de croire, que s’il vous arrive quelque jour de reciter ces leçons, vous ne manquerez pas de faire quelque conjuration pour destourner ce stratageme du diable (comme vous appellez la doctrine qu’elles enseignent) ou que si le nom de Saint Augustin arreste un peu vostre zele, au moins vous formerez en vous-mesme quelque remarque pour servir de contrepoison, et pour empescher que cela ne fasse concevoir à quelque personne simple cette mauvaise pensée, qui ne peut venir du Saint Esprit , de se retirer humblement de l’autel divin, lors qu’elle trouve sa conscience blessée par quelque peché mortel ;