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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/287

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Et ne craignez-vous point, que ce grand maistre de l’eglise, que vous osez condemner en la personne de ceux qui voudroient suivre ses saintes regles, ne s’esleve quelque jour en jugement contre vous, et ne vous soustienne, que ce n’est pas luy, mais toute l’eglise que vous condemnez, puis qu’il n’en a esté en cét endroit que la voix, et le tesmoin ?

C’est ce que je vous laisse à considerer, pour passer au cinquiesme et dernier poinct, qui vous monstrera avec combien peu de retenuë vous voulez que l’on s’approche de l’eucharistie sans crainte aucune , et blasmez generallement tous ceux qui s’en retirent durant quelque temps par crainte, et par reverence. Je viens de vous faire voir, que ce grand homme qui a esté si particulierement esclairé de Dieu, proposant les raisons de deux personnes, dont l’un pretend, qu’il faut s’approcher fort souvent de la communion ; et l’autre, qu’il s’en faut quelquefois separer par retenuë, n’ose porter jugement en faveur de l’un, ou de l’autre : mais