Ouvrir le menu principal

Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/232

Cette page n’a pas encore été corrigée


ne condemnent rien si puissamment en plusieurs endroits, que de quitter les voyes anciennes, et de passer les bornes que nos peres ont marquées, pour se laisser emporter à des doctrines estrangeres, et à des nouveautez prophanes. Ainsi d’une part vous avez cet avantage, que l’on ne peut esbranler le fondement que vous avez estably en cette dispute ; que l’on ne peut vous combattre que par vos propres armes, ny juger de vos consequences, que par la verité de vostre principe : mais de l’autre, vous avez grand sujet d’apprehender, qu’il ne se trouve par l’examen de vostre discours, qu’au lieu de bastir avec de l’or, de l’argent, et des pierres precieuses sur un fondement si divin, vous n’ayez basty qu’avec du bois, du foin, et du chaume : et qu’ainsi, la parole de Dieu, qui est appellée feu dans les escritures, ne reduise en cendres tout vostre edifice. Vous avez sujet de craindre que vos propres armes ne se tournent contre vous ; que la verité, sur laquelle vous avez pensé appuyer vostre doctrine, ne s’esleve la premiere pour la destruire ; et que Jesus-Christ ne vous adresse ces paroles estonnantes de son evangile ; je vous juge par vostre bouche . C’est ce que j’espere vous monstrer dans la suitte de cette response ; et ce que vous reconnoistrez vous-mesme, pourveu que l’amour de la verité soit plus fort dans vostre esprit, que la passion de