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Page:Arnaud - De la frequente communion, 1643.djvu/20

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P R E F À C E. | tout le monde ? Quand vous vous ſcnrirìez dénué de graces, & remply de /amour de Vous rnefl rne, attachè au monde que de merueille} il ne faut pas laiíſer de Communier ſouuent. Ne voyez vous pas que cette conduitte qui veut vous destourner de Communier en cét estat, est vn jìratagème du Diable, & le plus grand nial- heur qui puìjje arriuer à Œgliſe ? Au lieu que íi vous períèuerez à Communier de la íorte, vous ferez tres-bicn, & vous rendrez vn grand hon- neur à Dieu. Que si cét Auteur Iuy auoit parlé en ces ter- mes, comme ſon Efcnt qui est ſa voix le fait pour luy, n’auroit-il pas lujet de luy reípondrc en cette maniere. Est-il pollìble qu’vnChre- stien trouue mauuais, qu’vn autre Chrestien comme luy tafche de teíinoigner à Dieu le ref í'entiment qui luy reste de l’infidelité & de l’in- iolence aueclaquelle iìavioìéfes-commande- mens? Il y a pluíieurs années que i’ay ſuiuy dans la conduitte de ma vie les regles que vous me preícriuez maintenant, 6c que vous nïaccuíèz de ne ſuiure pas. le me íuis confeííé, ì’ay conv niunié de tcmps en tempsjtnais toutes ces Con- feíhons 6c toutes ces Communions ont ſeule- ment íuípendu pour quelques iours,mais n’ont jamais arrefté le cours de mes paftions 6c de mes defordres. I’ay reconnûpar expcrience cc que l’Egliſenous apprend dans les Prieres, que ce Sacrement eft lamort des vns, comme ileft