Page:Aristote - Morale, Thurot, 1823.djvu/535

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

chants devient criminelle ; car ils font en commun des actions coupables, étant pervers et sans vertu, et ils deviennent vicieux, se prenant les uns les autres pour modèles. Mais l’amitié des gens de bien, accrue par une continuelle fréquentation, devient vertueuse ; et il est naturel qu’ils s’améliorent à mesure qu’ils continuent de vivre ensemble, et qu’ils se perfectionnent par une influence réciproque ; car ceux qui sont unis par une affection mutuelle, se modèlent, pour ainsi dire, les uns sur les autres. Ce qui a fait dire à Théognis : « L’homme de bien t’apprendra la vertu….. »[1].

Mais en voilà assez sur ce sujet ; il nous reste maintenant à traiter du plaisir.


Séparateur



  1. Voyez, ci-dessus, chap. IX, note 4.