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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/99

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gouverner. Les oracles sont pour toi, y compris celui de la Pythie. Couronne-toi, fais des libations à la Sottise, et lutte contre notre homme.


LE MARCHAND D’ANDOUILLES.

Qui sera mon allié ? Car les riches le craignent, et les pauvres en ont peur.


DÈMOSTHÉNÈS.

Mais il y a les Chevaliers, braves gens au nombre de mille, qui l’ont en haine : ils te viendront en aide, et avec eux les citoyens beaux et bons, les spectateurs sensés, moi et le dieu. Ne crains rien : tu ne verras pas ses traits. Pris de peur, aucun artiste n’a voulu faire son masque ; on le reconnaîtra tout de même : le public n’est pas bête.





NIKIAS.

Malheur à moi ! Le Paphlagonien sort.


KLÉÔN.

Non, par les douze dieux, vous n’aurez pas à vous réjouir vous deux qui, depuis longtemps, conspirez contre Dèmos. Que fait là cette coupe de Khalkis ? Pas de doute que vous n’excitiez les Khalkidiens à la révolte. Vous mourrez, vous périrez, couple infâme !


DÈMOSTHÉNÈS.

Hé ! l’homme ! Tu fuis, tu ne restes pas là ? Brave marchand d’andouilles, ne gâte pas nos affaires. Citoyens Chevaliers, accourez : c’est le moment. Hé ! Simôn, Pa-