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Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/90

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NIKIAS.

Hélas ! Que nous fera ta boisson ?


DÈMOSTHÉNÈS.

Beaucoup de bien. Apporte-la ; moi je vais m’étendre. Une fois ivre, je te débiterai sur tout ce qui nous intéresse un tas de petits conseils, de petites sentences et de petites raisons.


NIKIAS. Il rentre dans la maison et revient avec une cruche.

Quelle chance de n’avoir pas été pris volant ce vin !


DÈMOSTHÉNÈS.

Dis-moi, le Paphlagonien, que fait-il ?


NIKIAS.

Bourré de gâteaux confisqués, le drôle ronfle, cuvant son vin et couché sur des cuirs.


DÈMOSTHÉNÈS.

Eh bien, maintenant, verse-moi un plein verre de vin pur, en manière de libation.


NIKIAS.

Prends et fais une libation au Bon Génie : déguste, déguste la liqueur du Génie de Pramnè.


DÈMOSTHÉNÈS.

Ô Bon Génie, c’est ta volonté et non pas la mienne.


NIKIAS.

Dis, je t’en prie, qu’y a-t-il ?